mercredi 25 mars 2015

Big Eyes


Avant d'aller voir ce film, je n'ai regardé aucune bande annonce. J'avais uniquement vu l'affiche que je trouvais plutôt très jolie et je savais que le film était réalisé par Tim Burton, un réalisateur que j'aime plutôt pas mal.



A la fin des années 50, Margaret quitte son mari avec sa fille Jane et va s'installer à San Francisco. Elle est artiste mais malheureusement, elle a du mal à trouver un emploi et peins des portraits dans la rue. Elle y rencontre alors un autre peintre, Walter Keane qui s'intéresse beaucoup à elle et qui se montre charmant. Quand son ex-mari menace de lui reprendre sa fille Jane, Walter lui propose de l'épouser pour que ce ne soit pas possible et Margaret accepte. Ils vivent plutôt heureux même s'ils ne parviennent pas à se faire une place dans le monde de la peinture mais Walter continue à essayer de faire exposer ses peintures et celles de sa femme. Grâce à un petit scandale, Walter arrive à faire connaitre les peintures mais se rend compte que ce sont celles de Margaret qui sont appréciées. Ayant à présent le même nom de famille, il n'hésite pas à s'attribuer le mérite des peintures de sa femmes, ses Big Eyes. Margaret en est déçue mais accepte la situation car son mari est plus vendeur qu'elle et qu'il fait rentrer de l'argent.



Je connaissais les Big Eyes mais je ne connaissais pas du tout l'histoire derrière ces peintures et j'ai aimé la découvrir à travers ce film.

Dès le début, on comprend que Margaret (Amy Adams) est une femme en avance sur son temps. Peintre plutôt talentueuse, elle déménage à San Francisco avec sa famille après avoir quitté son mari et se retrouve donc divorcée avec une enfant à charge. Le film parle un peu de la libération de la femme à travers elle et son amie. 

Elle fait rapidement la connaissance de Walter Keane (Christoph Waltz), un autre peintre très sociable et affable avec un air de gendre idéal. Il est vraiment charmant et arrive facilement à séduire Margaret et il ne tarde pas à lui demander de l'épouser. On se rend vite compte que Walter est un homme très impulsif et surtout qu'il ne supporte pas la critique, ce qui peut le rendre violent. Au fur et à mesure que le film passe, l'image de l'homme idéal s'efface peu à peu et Margaret découvre ce qu'est réellement son époux. Quand les peintures de Margaret, dont Walter s'attribue la paternité, commencent à devenir vraiment très connues, il s'enfonce dans ses mensonges et essaye de leur donner de la consistance et on se rend compte que plus le temps passe, plus Walter est persuadé que les peintures de sa femme sont réellement les siennes.

Ce film parle de cette histoire vraiment passionnante mais également de la passion (pour la peinture dans ce cas) qui fait que Margaret accepte la situation (même si l'argent y est pour beaucoup), du talent ou de son absence et aussi de la critique qui peut faire ou défaire une carrière ou une réputation. L'histoire est racontée par une voix off qui appartient à un journaliste que rencontre Walter Keane avant que les peintures ne deviennent connues.

Je n'ai pas vu tous les films de Tim Burton mais je pense en avoir vu suffisamment pour reconnaitre son style. Et il faut admettre que ce film ne ressemble pas aux autres de ses réalisations. La banlieue que quitte Margaret au début de l'histoire ressemble au lieu où se déroule Edward aux mains d'argent et tout le début a un petit côté kitsch. Mais c'est à peu près tout, je pense. Et peut-être la scène dans laquelle Margaret voit les autres personnes avec des gros yeux. Et j'allais oublier la toute première scène avec la machine qui imprime les reproductions d'une des peintures qui fait beaucoup penser au début de Charlie et la chocolaterie, le côté machinerie.



C'est un film vraiment très chouette mais il ne faut pas le voir juste parce qu'on aime les films de Tim Burton car il est très différent de ce qu'il fait d'habitude. Mais c'est une histoire qui mérite d'être connue.


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