mardi 21 janvier 2014

La maison de soie, Anthony Horowitz

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Je me suis offert ce roman quelques mois après sa sortie en France, j’y ai plongé le nez immédiatement et l’en ai ressorti presque aussitôt. Manque de motivation. Et finalement, je m’y suis mise cet été et je me demande bien pourquoi ma première visite ne m’a pas plu tant j’ai aimé le lire.



Londres, novembre 1890.

Edmond Carstairs craint pour sa vie. Fautes de preuves, Holmes suspend ses recherches. Le lendemain, ce n’est pas d’un meurtre, mais d’un vol dont Carstairs est la victime.
Holmes l’avait prévu.

Ce qu’il ne pouvait imaginer, en revanche, c’est qu’à mesure qu’il plongerait dans cette enquête, Londres lui révèlerait son visage le plus sordide…

La partie reprend. Et cette fois, Holmes et Watson n’en sortiront pas indemnes.



Autant le dire tout de suite, le résumé de la quatrième de couverture n’est absolument pas mensonger. Holmes et Watson se retrouvent bel et bien engagés dans une enquête qui se révèle de plus en plus sordide au fur et à mesure de son avancement.

Au début, c’est une affaire des plus banales dans laquelle il est question d’un homme, Edmond Castairs, qui se sent en danger à cause d’un ancien voyage aux États-Unis qui a mal tourné. Mais les événements s’enchainent et Holmes se retrouve dans une toute autre affaire qui concernerait une certaine maison de soie dont même Mycroft n’a jamais entendu parler.

Watson se retrouve, après moultes péripéties, seul pour résoudre l’enquête.


J’ai eu un coup de cœur pour ce roman. Déjà, il y est question de Sherlock Holmes et du docteur Watson et donc l’histoire se passe à Londres. L’ambiance est particulièrement bien décrite et elle y assez glauque. Certains passages peuvent mettre mal à l’aise. Par exemple, les moments juste avant la révélation de l’énigme sont vraiment dérangeant car on comprend peu à peu ce qu’il s’est passé et comme le dit si bien le résumé, c’est sordide. Avant la révélation, je me disais: "Oh non, quand même pas…C’est pas ça, tout de même"…Et si, c’était ce que je pensais. Et je crois que ça a rendu la résolution encore plus difficile.

J’ai aimé la présence des Irréguliers de Baker Street, toujours prêts à apporter leur aide contre une ou deux piecettes. Ces gamins des rues sont vraiment attachants, on ne peut qu’avoir de la peine pour eux quand on lit comment ils doivent vivre, ce qui était le mode de vie de beaucoup d’enfants de l’époque.

On retrouve beaucoup d’éléments des histoires de Conan Doyle, les caractères des personnages y sont bien respectés et j’ai aimé que les capacités de Holmes pour le déguisement ne soient pas mises de côtés.

Comme dans les aventures de Sherlock Holmes de Conan Doyle, c’est ce cher Watson qui raconte l’histoire. Mais les faits qui sont contés datent de plus de cent ans car Watson a tenu à ce que son histoire attende cette durée pour être dévoilée au grand public.

On se serait vraiment cru dans un livre de Conan Doyle. Anthony Horowitz a parfaitement bien repris son style. Je n’ai lu que deux livres de cet auteur, L’ile du crâne et Maudit Graal, des livres très jeunesses, donc je ne pouvais pas vraiment faire le comparatif avec ce qu’il avait déjà écrit.


C’est un excellent roman, quoiqu’assez glauque, à ne pas manquer, surtout si vous aimez les aventures du plus célèbre des détectives.

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