jeudi 19 avril 2012

Hamlet 2, Andrew Fleming



J'ai vu ce film il y a quelques jours et j'ai beaucoup aimé. Il a été réalisé en 2007 par Andrew Fleming.



Dana Marszh (Steeve Coogan) est un comédien raté. Sa seul apparition télévisuelle est une publicité contre l'herpès et il n'est même pas très bon. Pour gagner sa vie, il est professeur d'art dramatique dans un lycée mais seul deux élèves viennent assister à ses cours et il monte des spectacles inspirés des grands succès du cinéma et de la télévision. Ceux ci sont complètement descendus en flèche par le critique du journal âgé de seulement 13 ans mais vers qui Dana prend souvent conseil tout au long du film. En plus de ses problèmes à l'école, Dana doit supporter sa femme qui le déteste et leur colocataire un brin idiot.

Quand de nouveaux élèves viennent à son cours (obligés car il n'y a plus que l'art dramatique de libre), Dana décide de monter un super spectacle avec eux. Son projet? Ni plus ni moins qu'une réecriture de Hamlet de Shakespeare et cela risque d'être très très mauvais.



J'ai bien aimé ce film peut-être parce que Dana est un loser et que j'ai tendance à adorer les losers. Il est tellement passionné par ce qu'il fait qu'il peut parfois en paraitre un peu ridicule aux yeux des élèves. Je suis persuadé qu'il ferait un invité parfait pour un "dîner de cons". Mais le fait qu'il était passionné (en plus par le théâtre et l'écriture de son scénario) c'est ce qu'il m'a le plus plu chez lui. C'est un personnage qui devient, malgré son lot de bizarreries, très attachant.

En plus de Dana, on a les élèves. Seuls deux font partie de la "troupe" d'origine et tous les autres ne sont pas vraiment motivés pour jouer. Il y a des tensions entre les élèves et ce film tente de montrer avec humour que les différences de classes sociales ou d'origine ne devraient pas empêcher les relations entre les élèves.

J'ai eu beaucoup de mal avec la femme de Dana. Elle encourage à peine son mari, boit un peu trop et lui reproche de ne pas réussir à lui donner un enfant. Leur colocataire n'est pas mieux. En fait, on ne sait pas vraiment ce qu'il pense car il parle très très peu pendant tout le film. Ces personnages sont surtout là pour montrer tout ce qu'il ne va pas dans la vie de Dana et tenter de lui mettre le moral à zéro. Et ils sont assez doués pour cela.


 

J'ai bien aimé que Dana et les élèves aient à se battre pour monter le spectacle et qu'ils doivent faire avec les moyens du bord. Le spectacle final m'a bien plu. Les chansons sont plutôt drôles mais on comprend facilement que les gens très très croyant soient choqués parce que pour eux "Ca ne se fait pas de toucher à la religion". Rien que la chanson "Sexy Jesus" peut être vue comme une sorte de provocation. Mais j'ai bien aimé, c'est une vision moderne très intéressante.



 Un bon film que je vous conseille de voir.



jeudi 5 avril 2012

Queer as Folk [USA], Saison 1


La série Queer as Folk est une adaptation américaine d'une série Britannique du même titre et qui avait été créée par Russel T Davies (a qui on doit le renouveau de Doctor Who et Torchwood) en 1999 et a été reprit en 2000 par les américains Ron Cowan et Daniel Lipman pour cinq saisons, diffusées sur Showtime en amérique ainsi que sur Jimmy, Pinktv et Série club en France.


Queer as folk raconte la vie de cinq homosexuels vivant à Pittsburgh et fréquentant régulièrement le quartier gay de la ville, Liberty avenue. Il y a Michael (29 ans), jeune homme qui cherche l'amour mais qui est un peu amoureux de Brian, son meilleur ami. Sauf que Brian, publicitaire de talent, (29 ans) ne s'attache pas, il a diverses relations avec des hommes qu'il oublie très rapidement. Il est un peu le "Dieu" du Babylon, la boîte de nuit où il va presque tous les soirs. On a aussi Emmett (31 ans), jeune homme très extravagant et très attachant et Ted (33 ans), très pessimiste par rapport à ses chances qu'un homme le trouve séduisant et parfois plaintif mais aussi attachant.

Justin est un jeune garçon de 17 ans qui va dans le quartier gay pour la première fois. Il attire immédiatement l'attention de Brian qui le ramène chez lui (et entre temps, ils vont à l'hôpital car Lindsay, la meilleure amie lesbienne de Brian vient d'accoucher d'un enfant dont Brian est le père et qu'elle va élever avec Mélanie, sa compagne) et passent la nuit ensemble. Justin tombe amoureux de Brian mais celui-ci tente de lui faire comprendre qu'il n'est qu'un "coup d'un soir" ce que Justin a du mal à assimiler. Au fur et à mesure des épisodes, Justin devient le cinquième larron de la bande.

Dès les premiers mots de Michael au début du premier épisode, je me suis dit que je n'allais pas aimer cette série. Il ne parlait que de sexe et je trouvais ça vraiment futile. En plus, l'ambiance boîte de nuit, ça ne me plait pas trop. Et en quelques secondes, ses propos ont changés et j'ai commencé à apprécier puis il s'est mit à faire la présentation de tous ses amis. Et là, j'ai adoré. Les personnages principaux sont tous très différents les uns des autres et c'est ça que j'aime. S'ils avaient tous été comme Brian, ça n'aurait pas été drôle et clairement, ça ne m'aurait pas plu du tout.

Au début, je pensais que ça n'allait parler que de sexe mais c'est, en fait, bien plus que ça. On parle, d'amitié, d'amour, de confiance, d'homoparentalité, des droits des homosexuels, de l'homophobie, du sida, des fêtes, de la drogue, de la vie au travail, de la famille... On voit aussi les relations entre les différents personnages, notamment celle entre Debbie et Michael, celle entre Brian et Justin et il faut aussi essayer de supporter Brian quand il est égoïste et blessant avec les autres...mais c'est aussi son caractère qui fait le charme de la série.

Dans les personnages secondaires, j'aime bien Daphné, la meilleure amie très sympa de Justin au lycée, Debbie, la super maman de Michael, Jennifer, la maman de Justin (mais pas son papa!) qui essaye d'accepter son fils et Vic, le frère gay et atteint du sida de Debbie et donc l'oncle de Michael. J'ai également bien aimé le petit ami que se trouve Michael  durant la saison.


Avec cette première saison, on entre directement dans le bain et on attend la deuxième saison avec impatience.